Un coordonnateur ULIS n'a pas une classe : il a douze élèves qui appartiennent chacun à une autre classe. Son métier, c'est de la coordination - avec l'enseignant de référence, avec l'AESH souvent partagée entre plusieurs écoles, avec la famille. Et jusqu'ici, Kayer supposait comme tout le monde une classe bien rangée où le niveau vaut pour tous.
Ce n'est plus le cas - y compris si vous n'avez pas de dispositif, mais un élève accompagné dans votre classe. Et comme coordonner, c'est travailler avec des gens qui n'ont pas de compte Kayer, la seconde moitié de cette mise à jour concerne tous ceux à qui vous ouvrez un lien.
Chaque élève travaille à son niveau
Sur la fiche d'un élève rattaché à un dispositif, vous déclarez ses niveaux de travail : globalement (« il travaille en CP et en CE1 »), et si besoin matière par matière (« tout en CE1, sauf les maths en CP »). Le reste suit : le référentiel fusionne les niveaux, les évaluations retrouvent l'élève au bon endroit avec une pastille rappelant le niveau de sa classe, et le livret comme les dossiers imprimés s'alignent sur ce qu'il travaille vraiment.
La fiche accueille aussi des objectifs individualisés - « demander de l'aide à un adulte », « rester dix minutes sur une tâche » : rien de tout cela n'existe dans le référentiel officiel, et c'est pourtant le cœur d'un projet personnalisé. Trois états qui tournent d'un clic, deux lignes de suivi, un compteur « 3/5 atteints ».
Les AESH, et surtout leurs heures
C'est la demande qui revenait le plus, et elle vaut pour n'importe quelle classe : la grande majorité des élèves accompagnés sont en classe ordinaire, et déclarer un accompagnement n'oblige à rattacher personne à un dispositif.
Vous déclarez vos AESH et leurs heures dans « Mon école › Équipe », la quotité notifiée sur la fiche de l'élève. Les deux comptes sont indépendants, et c'est tout l'intérêt : une AESH peut avoir posé toutes ses heures pendant qu'un élève reste découvert. Un écran « Emploi du temps des AESH » donne une semaine en grille par personne, plus une pastille « À couvrir » qui rassemble les créneaux sans personne - la colonne de travail d'une rentrée. Un tableau croisé « heures par élève et par AESH » ferme les comptes et s'exporte pour une réunion, pendant que Kayer surveille les heures restant à placer, les dépassements de quotité et les chevauchements.
Reste à savoir qui est là sans ouvrir douze fiches : un liseré en bordure de journée sur l'emploi du temps (vert quand c'est couvert, orange pointillé sinon), un bandeau dans le cahier-journal - « Nadia Berger · 09:00-11:30 · Léo M. ». Les élèves n'y apparaissent qu'en prénom et initiale, parce que ces écrans se projettent.
Pour les coordonnateurs, un écran rassemble tout : une ligne par élève, sa classe de référence, ses niveaux, ses heures d'inclusion, sa couverture, ses objectifs, la date du dernier suivi. Ailleurs, l'appel affiche une pastille « inclusion » au lieu d'un absent, et « Et maintenant ? » signale les heures non placées ou en conflit.
Ce que Kayer ne vous demandera pas
Ces informations disent qu'un élève est en situation de handicap : elles sont traitées comme les données de santé - chiffrées sur votre appareil, jamais transmises à l'intelligence artificielle, absentes du dossier imprimé. Et jamais demandées au-delà de l'utile : aucun diagnostic, aucun numéro de dossier MDPH. Kayer s'en tient à l'organisation pédagogique.
Pour le collègue de référence et l'AESH, qui n'ont pas de compte, les options de partage accueillent une case « Dispositif et accompagnement ». Lecture seule, sans inscription - et décochée par défaut : c'est le partage le plus utile de tous, mais jamais celui qui part sans qu'on l'ait voulu.
Le partage était un aller sans retour
En ouvrant cette case, on a regardé ce que les liens savaient faire, et le constat était court : ils montraient. L'invité lisait, refermait l'onglet, et sa journée restait chez lui. C'est le remplaçant que ça coûtait le plus cher.
Il écrit maintenant depuis le lien : une entrée de cahier-journal, une séance, un objet d'inventaire, et - nouveauté d'août - une évaluation pour toute la classe en une fois. Le titulaire reprend, il ne recopie pas : « Reprendre » crée la vraie ligne, et ce que le remplaçant a écrit reste signé de son nom.
« Clôturer » donne enfin l'atterrissage à un partage qui, jusqu'ici, se contentait d'expirer : le bilan de ce qui a été produit, la reprise en un geste, puis le lien coupé. La reprise en lot ne range que ce qui a une destination certaine, et « Couper l'accès » prévient avant que ce qui n'a pas été repris sera perdu.
Autour du lien : le pack est daté des deux côtés (« À jour au mardi 12 mai à 18 h 04 »), il tient hors ligne chiffré - la clé reste dans le lien, jamais écrite sur le disque -, et vous savez s'il a été ouvert, sans adresse IP ni empreinte.
La page d'invité est enfin l'application
C'était devenu beaucoup pour une pile de sections sous une barre d'onglets. L'invité retrouve la coquille du titulaire : le rail en tranche de cahier, les couleurs de famille, la barre du bas sur téléphone. Le menu se construit à partir de ce que le pack contient et retire ce qui n'y est pas au lieu de le griser - rien ne doit suggérer une porte fermée. Les quatre autres pages de partage suivent, mais le vocabulaire ne se partage pas : un collègue lit « Accès invité », les parents lisent « Espace famille » et « Prendre rendez-vous ».
Tout tient sur une seule adresse, par onglets : la clé de déchiffrement vit dans le lien, et de vraies sous-pages la feraient voyager dans l'historique et dans chaque copier-coller.
Si vous coordonnez un dispositif, accueillez des élèves en inclusion, ou si vous êtes remplaçant et que cette page vous a manqué la semaine dernière, dites-nous ce qui manque encore : cette partie de Kayer est née d'un message comme celui-là.